Philosophie de Vie et développement personnel. Ce blog a pour but le partage, la publication de l'actualité dont on ne parle pas au 20h, l'échange sur l'Esotérisme, mes conseils, mes écrits et accessoirement ma Vie. Bienvenue à tous,
Deux canadairs sont venus à la rescousse pour éteindre un incendie qui s'était déclaré dans les Monts d'Arrée.
Un incendie a détruit dimanche 500 hectares de landes en plein coeur du Parc naturel régional d'Armorique.
Le feu a démarré dimanche vers 13H00 dans un hameau proche de Botmeur, pour une
raison inconnue, et s'est rapidement propagé, du fait de la sécheresse, du vent et des températures estivales. 180 pompiers venus pour l'essentiel des diverses casernes du Finistère avaient été dépêchés sur place ainsi qu'une quarantaine de véhicules. L'incendie était "sous contrôle" dimanche en début de soirée grâce à l'intervention de deux Canadairs venus de Marignane.
Un sapeur-pompier du centre de Braspart a été légèrement brûlé et un autre choqué, victimes d'un retour de flamme alors qu'ils étaient à bord de leur véhicule d'intervention.
Aucune habitation n'a été touchée mais une famille a dû être évacuée par précaution. Plusieurs routes ont été coupées à la circulation.
Un épisode de sécheresse est enregistré depuis plusieurs semaines en Bretagne notamment dans le centre. "Les températures sont supérieures aux normales de saison
et on constate un déficit de pluviométrie depuis le mois d'avril", indique-t-on à la station météorologique de Brest-Guipavas où l'on prévoit un lundi de pentecôte "encore plus chaud".
Source : AFP, france3
500 ha sont partis en fumée, dimanche, dans le Parc naturel d'Armorique. Si l'origine du feureste encore inconnue, ses conséquences sont notables pour l'environnement.
Une origine inconnue
Lundi, les gendarmes ne pouvaient toujours pas expliquer les causes de l'incendie qui a ravagé plus de 500 ha de landes, dimanche, entre les communes de Botmeur et de Commana, au coeur du Finistère. On sait que le feu a pris en bordure d'une petite route reliant le bourg de Botmeur et la route de Pleyben. Ensuite, on ne peut qu'émettre des hypothèses : un mégot de cigarette ou une canette de bière qui aurait fait l'effet d'une loupe. « Un mégot, c'est possible, estime le capitaine Caraes, qui coordonnait les opérations des pompiers sur place, hier. Une canette, c'est déjà beaucoup plus compliqué. » Reste aussi la possibilité d'un acte de pyromane. Hier soir, le sous-préfet de Châteaulin, Denis Olagnon, privilégiait toutefois la thèse accidentelle.
Vite et loin
Pour que le feu prenne une telle ampleur, il a fallu un cumul d'éléments. Et tout d'abord de très faibles précipitations. Selon Météo-France, la pluviométrie à Sizun, une commune voisine, aurait été trois fois plus faible lors des deux mois écoulés par rapport à avril et mai 2009 (77 mm cette année contre 197 mm en 2009). « Les herbes sont très sèches et les jeunes pousses ne sont pas encore sorties, donc le feu court très rapidement », expliquait, dimanche, le colonel Guilloux, commandant le Service d'incendie et de secours du Finistère. Si l'on ajoute un vent faible, mais tournant, toutes les conditions étaient réunies pour un incendie de grande ampleur.
Action décisive des Canadairs
Malgré tout cela, les pompiers ont réussi à contenir le feu dans un périmètre de deux kilomètres sur deux. L'action rapide des Canadairs a apporté beaucoup. Les avions bombardiers d'eau sont arrivés sur zone six heures après l'alerte. Une intervention jugée « décisive » par les pompiers. En 1996, lors d'un précédent incendie qui avait aussi ravagé des centaines d'hectares de landes, ils étaient arrivés trois jours après le début du feu, causant un début de polémique. Lundi, 75 hommes étaient encore mobilisés pour prévenir toute reprise de feu. Les deux Canadairs ont fait quatre nouveaux passages, hier matin, avant de repartir vers Bordeaux.
Impact écologique
Ces 500 ha se trouvaient en plein coeur du Parc naturel régional d'Armorique. Un milieu particulièrement protégé. L'incendie pourrait avoir de lourdes répercussions, notamment pour les oiseaux. « Il y a des espèces hyper protégées, comme le busard cendré, qui nichent dans les ajoncs. Si certains couvaient dans le secteur, les oeufs seront perdus, déplore Denis Floté, ornithologue du Parc. Et ces oiseaux auront perdu non seulement leur habitat mais aussi leur nourriture : tous les insectes, rongeurs ou serpents ont dû s'enfuir. » La nature cependant devrait reprendre ses droits rapidement. « Les cendres vont avoir un effet fertilisant pour cette terre très pauvre, les premières fougères devraient apparaître d'ici quelques jours », ajoute Denis Floté. L'écosystème complexe de la lande bretonne, lui, mettra plusieurs années à se reconstruire.
Romain LE JEUNE.
Source : Ouest France