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Philosophie de Vie et développement personnel. Ce blog a pour but le partage, la publication de l'actualité dont on ne parle pas au 20h, l'échange sur l'Esotérisme, mes conseils, mes écrits et accessoirement ma Vie. Bienvenue à tous,

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Faute de retour en amour, elle veut récupérer son argent

Estimant avoir été flouée par une voyante qui lui promettait une nouvelle idylle avec son ex mari, une jeune Lucéenne veut saisir le juge de proximité pour tenter d'obtenir le remboursement de la prestation.

Finie la naïveté. Stéphanie est bien décidée à ne plus se laisser faire. 

Mue par le sentiment de s'être fait escroquer, cette Lucéenne de 27 ans s'apprête à engager une procédure auprès de la juridiction de proximité de Chartres afin de se faire rembourser la somme qu'elle avait versée à une voyante, en mars 2008, alors qu'elle était en pleine dépression.



À cette époque, Stéphanie vit mal son divorce. Et pour ne rien arranger, un différend l'oppose à sa maman, avec laquelle elle était pourtant proche. « Je voyais tout en noir. Je voulais que quelqu'un me dise ce qu'il se passait dans ma vie », se souvient la jeune femme.

Alors, un après-midi, la Lucéenne s'attarde sur la petite annonce d'un journal gratuit consacrée à une voyante exerçant à Chartres. Stéphanie compose le numéro.

« Au téléphone, je lui ai donné mon prénom, ma date de naissance. Elle m'a parlé d'une dame brune et j'ai pensé aussitôt à mon ex-belle-mère qui s'était établie chez nous quand j'étais encore avec mon mari. »

Envoûtée par sa belle-mère 

La jeune maman est convaincue. Elle doit rendre visite à cette voyante qui revendique dans sa petite annonce une « puissance divinatoire hors du commun ». 

La première séance se déroule dans le cabinet de la médium, en plein centre-ville de Chartres. L'appartement est sombre. De l'encens envahit la salle d'attente. Impressionnée par l'atmosphère des lieux, Stéphanie l'est encore plus par la prestance de la voyante. « Une dame avec un regard clair, perçant. J'avais du mal à la regarder dans les yeux. » 

Très vite, les cartes tirées apprennent à la médium que la magie noire exercée par la belle-mère de Stéphanie est à l'origine de tous ses problèmes.

À la fin de la séance, d'une durée d'une heure environ, la voyante explique qu'elle a le pouvoir de tout arranger. Mais ce pouvoir a un prix : 485 € pour faire revenir l'ex-mari, 485 € pour que sa cliente aille mieux, auxquels il faut ajouter 60 €, le tarif de la séance.

Et quid de la réconciliation avec sa mère ? « C'est cadeau ! », répond en substance la voyante. Stéphanie signe trois chèques sans sourciller, en dépit de ses petits moyens. 

« Je n'avais jamais dépensé autant d'argent », reconnaît celle qui a dû puiser dans ses économies.

L'ancien compagnon se remarie... avec une autre 

Les semaines suivantes, la jeune femme retourne à cinq autres séances, sans avoir à payer cette fois. 

« Elle me demandait de me retourner. Derrière moi, j'entendais comme des bruits de scotch. Parfois, elle me disait : “cette semaine, il a pensé à vous”. » 

Si ses relations avec sa mère se sont arrangées, toujours pas de retour de l'ancien compagnon. Pire, celui-ci se remarie avec une autre femme ! 

Stéphanie, dont la dépression s'est encore aggravée durant l'été 2008, décide d'arrêter là les frais de voyance. 

Une dépression dont elle a réussi à briser la spirale. 

Aujourd'hui mieux dans sa peau, un projet de reconversion professionnelle en poche, elle a donc choisi de battre elle-même les cartes de son destin. 

« Je ne récupérerai peut-être pas mon argent, mais au moins je me serais battue », conclut-elle. 

Une obligation de résultat ?

Pour tenter d'obtenir un remboursement des 1.030 € au motif de la non exécution de la prestation promise par la voyante, Stéphanie a rempli une déclaration au greffe de la juridiction de proximité. 

Les deux parties en litige seront convoquées au tribunal d'instance, devant le juge de proximité, lequel écoutera les deux versions et appréciera au vu des pièces et documents éventuellement présentés. Après un délai de réflexion d'environ un mois, le juge tranchera. Ses décisions ne peuvent faire l'objet d'une voie de recours.

Pour appuyer sa demande, Stéphanie compte présenter une sorte de justificatif qu'elle a obtenu de la voyante. 

Signé en date du 23 avril 2008, ce document s'intitule :

« Engagement consensuel en vue d'obtenir une protection contre le dégagement de mauvaises ondes ». Sur cette feuille cartonnée de format A4, certains engagements semblent être pris. 

Il est notamment écrit : « Dans les trois semaines à venir, vous commencerez à vous sentir mieux, une nouvelle énergie vous habitera. Au bout de trois mois, tout ne sera que mauvais souvenir. (...) Réussite pratiquement assurée. »

Alors, la voyante chartraine (que nous n'avons pas réussi à joindre), « certifiée (EPG) par l'Institut des ressources humaines » basé à Boulogne-Billancourt, est-elle tenue à une obligation de résultat ? 

Le code éthique Esopole, qui s'érige en « règle morale et déontologique associée à la pratique professionnelle de la voyance », répond que « la pratique de la divination est un art et ne constitue en aucune manière une science exacte. 

(...) Le praticien de la voyance est tenu à une obligation de moyens (utilisation de ses connaissances en arts divinatoires, de son savoir, de son don de voyance). 

Il ne peut être tenu à une obligation de résultats. » 

 

écrit par Olivier Rezel (larep.com)

 

 

 

A quand des articles sur les Voyants qui font bien leur métier ? Ah cela fait moins d'audience ? ...

 

 

 

 

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